mardi 17 juin 2008

Et maintenant?

Par la voix de Mofaz, assistant d’Olmert, les Israéliens ont été très clairs cette semaine. Pour eux le temps de la diplomatie est fini. Mofaz et Olmert ont demandé le soutien de Washington pour une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes. Même s’il n’y a toujours pas la MOINDRE preuve d’un programme nucléaire à des fins militaires de la part des Iraniens.

Différents porte-paroles de la Maison Blanche ont refusé de donner ce soutien explicite. Dana Perino a souligné que pour les USA toutes les options diplomatiques ne sont pas encore épuisées. La ministre des affaires étrangères américaine Rice a elle aussi mis l’accent sur l’approche diplomatique. Les USA essaieront de convaincre le Conseil de Sécurité de l’ONU de proclamer des sanctions encore plus fortes, voire étouffantes contre l’Iran.

Cependant, l’aval des USA n’est pas indispensable au régime israélien. Le 6 septembre Israël a déjà effectué une attaque similaire. Cette fois-là une installation syrienne a été l’objectif. La Syrie n’a pas pu réagir de manière efficace, surtout parce qu’elle sait que Israël est toujours couvert par la puissance américaine… Puis qui a oublié l’attaque unilatérale israélienne contre la centrale nucléaire irakienne d’Osirak en 1981… ?

Der Spiegel écrit : « Nevertheless, in Israel it is no longer a matter of whether there will be a military strike, but when. It is clear that the attack would be exclusively an aerial strike. Jerusalem recently received approval from Washington for a purchase of F-22 stealth bombers. The centrifuges used to enrich uranium at the Natanz nuclear facility are apparently the main target. According to Israeli information, the centrifuges are kept above ground and are thus easier to destroy. The reactor in Bushehr is seen as another possible target. » Si l’on s’en prend à Natanz, pensez un peu à votre serviteur aussi, j’habite pratiquement à côté…

Et puis à penser que l’UE a décidé d’intensifier les liens avec cet état pacifique qu’est Israël

2 commentaires:

Xinhua a dit…

Un général iranien a affirmé mardi que tout agresseur de l'Iran sera "écrasé" et que ce sera une leçon historique, a rapporté l'agence de presse semi-officielle Fars.

"Les dernières menaces des officiels du régime sioniste ( israélien) contre l'Iran sont les résultats de leurs défaites récurrentes", a déclaré le chef d'état-major des Forces armées iraniennes, le général Seied Hassan Firoozabadi.

Il a ajouté que "les ennemis savent désormais que les Iraniens sont, comme leurs forces armées, une entité unifiée en raison de leur foi et des leçons tirées de leur leader suprême".

"La nation iranienne démolira tout Satan qui veut attaquer l' Iran", a insisté le général Firoozabadi.

Le ministre israélien des Transports, Shaul Mofaz, a déclaré plus tôt ce mois-ci qu'Israël attaquera l'Iran si Téhéran poursuit son programme de développement des armes nucléaires.

Des officiels israéliens ont vivement critiqué les remarques de M. Mofaz, soulignant que les remarques bellicistes, qualifiées d'" irresponsables" et de "cyniques", ne représentent pas la politique d'Israël.

Fra a dit…

J'a l'impression que l'Europe essaie quand-même d'éviter la guerre. Du Soir:

Dans les conditions préalables à de nouvelles négociations, les Occidentaux ont toujours insisté sur l’obligation, du côté iranien, de suspendre l’enrichissement d’uranium. Mais lors de sa visite, le week-end dernier, à Téhéran, Javier Solana a soumis à ses interlocuteurs iraniens une autre proposition beaucoup plus discrète, qui consiste à ouvrir une fenêtre de discussion sans contrainte, cette fois-ci, de suspension des activités nucléaires.

Cette offre dite de « Freeze for Freeze », qui a été dévoilée au Soir par plusieurs diplomates occidentaux proches du dossier, propose une période initiale de six semaines de reprise de pourparlers au cours desquels Téhéran n’interrompt pas ses activités en cours, tout en s’engageant à ne pas faire fonctionner de nouvelles centrifugeuses.

En retour, les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que l’Allemagne, s’engagent à ne pas imposer de nouvelles sanctions. « L’idée est la suivante : les Iraniens s’arrêtent là où ils en sont. Et nous aussi. Autrement dit, on ne suspend pas les sanctions en cours, mais on leur garantit de ne pas les renforcer pendant cette période », confie une source diplomatique occidentale.

Cette période de prénégociation, acceptée aussi par Washington, et qui vise à s’entendre sur les paramètres des négociations, pourrait, en cas de réussite, déboucher sur une seconde période, cette fois-ci de six mois, pendant laquelle Téhéran accepte de suspendre ses activités, mais de manière non définitive. « On cherche à dire aux Iraniens que si leur problème, comme ils le disent, est lié à la suspension de l’enrichissement, alors on leur propose, cette fois-ci, de s’asseoir gratuitement, et pendant une période limitée, à la table des négociations », explique un autre diplomate proche du dossier. Au cours des derniers mois, Téhéran a systématiquement réitéré son refus d’accepter toute proposition nucléaire des principales puissances mondiales exigeant une interruption de son programme. Face à l’obstination de Téhéran, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, en mars, un troisième volet de sanctions contre l’Iran.